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Le tour du monde grâce à l’échange de maisons !

Chine Lanzmann est journaliste pionnière de Canal + , auteur de romans à succès, elle est aujourd’hui coach de communication, une spécialité qu’elle enseigne à l’Ecole centrale.
Laurent Edel, entrepreneur, a revendu à 31 ans sa première entreprise, Republic Alley. Il lance sa nouvelle entreprise, Good Futur, et part à la découverte de nouvelles idées de business en France et en Europe.
Avec leur bébé, Edmond, ils sont partis près d’un an autour du monde. Ils ont un appartement à Paris. Ils ont réussi à conclure un échange de maisons pour cinq des étapes de leur tour du monde. Ils ont utilisé HomeExchange pendant la préparation de leur voyage et rendent hommage à notre site dans leur livre.
Ils ne retiennent que deux sites performants dans le monde pour l’échange de maisons. Nous sommes fiers que Trocmaison/HomeExchange soit l’un des deux. Ils écrivent notamment :
"Le site le plus facile pour démarrer. Grand atout, la « recherche inversée » pour savoir « quelles sont les personnes dans le pays où nous voulons aller qui veulent venir chez nous ? ». 50 euros pour passer son annonce un an, et l’année suivante est gratuite en cas d’insuccès : www.homeexchange.com"
Leur livre, « Le monde est à nous », aux éditions Jean-Claude Lattès, raconte les péripéties d’une famille qui prend la vie du bon côté, réalise son rêve et revient transformée. Un cahier pratique explique comment ils ont préparé leur voyage et échangé leur appartement. Voici quelques extraits de leur livre:
"Ce tour du monde, nous en rêvons la première fois durant l’été 2002, lors d’un dîner en amoureux dans un restaurant près de Saint- Émilion. Pourquoi ne pas aller voir ailleurs ce qui se passe d’intéressant ? Nous avons du temps devant nous et rien ne nous retient réellement en France. Cela pourrait être l’occasion pour l’un et l’autre de trouver des idées pour monter une nouvelle société. Mais pouvons-nous voyager avec notre enfant d’un an ? Bien sûr, il suffira de nous organiser en conséquence. Au boulot ! Laurent sort le carnet de notes qu’il porte toujours sur lui. Nous nous donnons trois mois pour préparer le voyage. Nos yeux brillent sous la lumière des chandelles…
Afin de pouvoir nous offrir ce voyage, nous décidons d’échanger notre appartement le plus souvent possible. C’est moins cher que l’hôtel, il y a beaucoup plus de place et Edmond, notre bébé d'un an, aura des jouets dans chaque pays. Nous avons envie de rester en moyenne un mois par ville, sauf aux États-Unis où nous voulons passer trois mois, le maximum pour un visa de touriste ! Pour avoir le temps de nous installer, de faire des rencontres et des découvertes, puis de préparer le départ… Durant trois mois, Chine se consacre donc à l’organisation de nos cinq échanges. Tout se fait sur Internet.
Nous avons la chance d’habiter la France : tout le monde veut venir y passer des vacances ! Nos contacts sont tous différents. En Chine, des Français expatriés veulent rentrer un mois, sans vivre avec leur famille. En Australie, une femme célibataire souhaite se plonger dans la culture européenne. Au Canada, ce sont des retraités qui décident d’emmener leurs petits-enfants à Paris pour les vacances. Aux États-Unis, une jeune famille francophile rêve également de faire découvrir notre belle capitale à leurs enfants : enthousiastes, ils se parleront même français entre eux pendant un mois en mangeant de la baguette au Nutella.
Pour certains de nos amis, nous sommes fous. « Ils vont dormir dans vos draps ? » Et alors ? Pour nous, c’est comme aller à l’hôtel. « Et s’ils cassent tout, s’ils vous piquent des trucs ? » Nous avons confiance. Et puis nous aussi, nous serons chez eux ! On a tous intérêt à ce que tout se passe bien. Partager le mode d’emploi de la machine à laver, ça crée des liens ! Nous avons mis au point un petit contrat pour convenir des dates, de qui paie quoi, et de ce qui se passe en cas de casse. Cela n’évite pas les désistements de dernière minute pour cause majeure, mais la mise au point rassure toujours.
Faire le tour du monde, c’est toujours possible. Cela dépend du mode de vie de chacun. Aujourd’hui, les billets tour du monde sont abordables. Avec l’échange de maison, on économise l’hôtel et la location de voiture. Résultat, nous avons finalement dépensé la même chose qu’à Paris.
« Profitez-en le plus longtemps possible. Le plus dur, c’est de s’organiser pour réussir à partir. Ensuite, tout roule », nous assure une amie voyageuse. Quand Laurent commence à étudier les billets d’avion, il trouve vite la piste des « billets tour du monde », plus économiques et pratiques qu’une succession d’allers-retours ou d’allers simples.
Finalement, notre programme est bouclé un mois avant le départ :
Janvier en Chine, à Pékin et Shanghai
Février au Japon, à Tokyo
Mars en Australie, à Sydney
Avril à juin en Californie, à Berkeley puis à Palo Alto
Juillet au Canada, à Vancouver
PEKIN, JANVIER 2003: Notre premier échange est un succès.
À l’aéroport, nous sommes attendus par l’ami et le chauffeur chinois de la famille avec laquelle nous échangeons notre appartement. Comme tous les Chinois qui travaillent avec les Occidentaux, il a pris un second prénom facile à prononcer : Adonis ! Assise à l’arrière de la voiture, je lutte pour ne pas dormir, Edmond ronfle dans mes bras. Je suis émue. Je guette d’éventuels symboles de l’empire du Milieu, mais cette autoroute qui rejoint la ville ressemble à toutes les autres. Ah, une maison avec un toit style pagode et un panneau de pub en chinois. Je suis bien en Chine ! Pour la première fois de ma vie ! Laurent nous suit en taxi avec les bagages. Dès que l’on rejoint la ville, la voiture s’enfonce dans les embouteillages. On m’avait prévenue : Pékin, c’est immense. Notre appartement est près du… quatrième périphérique. Je crains d’être en banlieue, mais nos amis disent que nous sommes dans le centre. Impressionnant, le hall de notre immeuble, aux dimensions de ce pays en construction ! Le sol en marbre est lustré par une jeune femme. Les gardiens sont habillés en groom, formés pour sourire et dire « hello ». Je ne m’attendais pas à autant de luxe en Chine ! Notre appartement de 200 m2 domine au vingtième étage. Piscine, plombier, concierge, restaurants, tous les services sont dans l’immeuble. Je ne regrette pas de ne pas avoir réussi à échanger avec une maison dans la vieille ville au cœur de Pékin ! Plus tard, des amis nous inviteront à visiter leur maison, froide, humide et pleine de courants d’air. Le matin, ils vont pomper du fuel dans la cour gelée. Chez nous, il fait chaud !
Le couple avec lequel nous avons échangé notre appartement, des Français de trente ans, vit en Chine depuis leurs études. Ils se sont rencontrés il y a trois ans et leur petite fille a six mois. Parlant couramment chinois, ils se retrouvent à la tête de filiales d’entreprises internationales et viennent d’acquérir ce grand appartement. En France, ils ne pourraient pas s’offrir la même vie. L’« ahi », grande sœur en chinois, est le nom des nounous et des femmes de ménage. Leur ahi vient tous les après-midi. Elle utilise le même chiffon pour tout nettoyer. Quand elle nous voit avec notre Sopalin, elle nous fait comprendre que ce n’est pas bien. Imaginez les poubelles d’un milliard de Chinois remplies de Sopalin ! Elle gagne deux cents euros par mois pour ce mi-temps. Huit fois plus que certaines ahi exploitées par les nouveaux bourgeois chi- nois. Son travail sert à financer les études de son fils. La sélection est sans pitié : un seul bachelier sur deux cents rentrera à l’université. À la fin de notre séjour, je veux lui donner un bonus, elle refuse. J’insiste. Finalement, elle le prend. Comme pour les taxis et les restaurants, les pourboires ne sont pas une coutume ici. Pas encore.
SYDNEY MARS 2003: Bienvenue en Australie
Pour venir en Australie, il suffit d’un « visa électronique », qu’on peut acheter sur Internet. Comme d’habitude, nous avons oublié de prendre celui d’Edmond ! Le policier le fait gratuitement en cinq minutes. À l’aéroport, on nous embarque dans un « maxi taxi » qui dispose même d’une plate-forme automatique pour les chaises roulantes et les gros bagages.
Après la modernité du Japon, nos premières impressions de la ville de Sydney sont mitigées : les immeubles semblent s’écrouler, les voitures bonnes pour la casse et les marchandises semblent croupir dans les magasins depuis trente ans ! Notre appartement est un deux pièces et demi. Les fenêtres donnent sur une rue passante au cœur du quartier gay, l’un des plus visités du monde. Notre échangeuse ne m’a pas prévenue qu’il fallait dormir fenêtres fermées avec des boules Quies ! Nous arrivons le lendemain de la « gay parade », les rues sont encore bondées de touristes homos. La prochaine fois, je saurai qu’il faut échanger avec une maison au bord de l’océan !
Sur un mois, nous mettons trois semaines à trouver nos marques : des gens sympas, une copine, la piscine de Laurent, mon cours d’aqua-gym, les aires de jeux d’Edmond et des coins tranquilles pour écrire. Lorsque ces conditions sont réunies… il ne nous reste plus qu’une semaine ! Être au centre de cette ville immense a des avantages : nous allons à nos rendez-vous à pied, il y a un supermarché en face de l’immeuble et des restaus tout autour. Laurent m’emmène respirer une nuit dans un écolodge. Stéphanie garde Edmond. Nous la laissons seule le week-end suivant, pour passer avec Edmond une nuit à Palm Beach, la plage des « cottages » de week-end, à une heure de route. Le charme de cette petite baie aussi sauvage que la Corse opère vraiment…
Les Australiens font attention à leur santé. Beaucoup sont végétariens. Et les fermes à la pointe de l’agriculture. Les produits au soja, alternatives aux produits laitiers, envahissent les rayons. Dans notre supermarché, tous les produits sont disponibles en version « bio ». Autant c’était difficile de garder la ligne en Chine, autant en Australie, c’est un plaisir de manger légumes, fruits et poissons ! En particulier les « sprouts », des germes de graines, une nourriture « vivante » et pleine de vitamines. La « nouvelle cuisine australienne » est un mélange des cuisines méditerranéenne et asiatique. Chaque vague d’immigrants y a apporté son influence et sa sauce. Une « world food asian fusion » ! Delicious !
BERKELEY AVRIL 2003: Californie… nous voilà !
Nous sommes début avril 2003, et la guerre d’Irak est programmée pour la semaine suivante. Comment allons-nous être reçus, compte tenu de la position du président français Chirac contre le président américain Bush ? Nous sommes tout de suite soulagés : « Bienvenue », nous souhaite l’agent de l’immigration, en français !
Sur Internet, j’ai pu voir les photos de la maison de Berkeley, elle a l’air fabuleuse ! Une maison en hêtre dans les collines, un endroit préservé, en pleine nature et proche de l’université. Le numéro s’inscrit sur une plaque en faïence de Provence ! Derrière la palissade, un jardin avec un carillon, un bouddha et une déesse indienne. Nous trouvons la clé cachée sous une fenêtre. L’intérieur s’ouvre sur la baie de San Francisco. Le salon croule sous l’artisanat indonésien, comme dans une échoppe de touriste. Dans le frigidaire, une bouteille de vin blanc, du fromage de chèvre, du pain, des raisins et des olives… La maison est confortable, avec trois chambres et deux salles de bain. Aux murs, des photos de famille. Nous voyons pour la première fois les échangeurs, Joanna et Robert, entourés d’enfants et de petits- enfants. Elle est activiste politique. Il est informaticien, passionné de philosophie. Des rayons de livres de philosophes français – Descartes, Sartre et Malraux, trio gagnant. Également des livres scientifiques et new age, sur la nutrition, la santé et les énergies.
Le seul point qui cafouille, c’est la propreté ! Dans notre chambre et dans notre salle de bain, le ménage n’a pas été fait. Tant pis ! Nous nous sentons quand même tout de suite chez nous !
S’habituer à un nouveau lieu, ça prend du temps ! Parfois, ce sont les petits détails qui énervent, pour pas grand-chose… Les appareils électro-ménagers américains sont très différents des européens ! Il a fallu faire venir le fils de Joanna pour qu’il nous montre comment démarrer la machine à laver le linge : il faut tirer sur le bouton de réglage des pro- grammes, au lieu de le pousser comme nous le faisions sans succès !
Autre « choc culturel », le broyeur de l’évier que nous bouchons dès la première semaine. Les éviers américains possèdent tous un broyeur incorporé. On l’active pour se débarrasser des restes du repas, des épluchures de fruits et légumes. C’est autant de poubelles en moins. Le plombier nous explique le mode d’emploi : ne broyer que de petites quantités et laisser ensuite couler l’eau une minute. « Mais le mieux est de ne pas s’en servir, il n’y a que des ennuis avec ces trucs-là. Conseil de pro…
PALO ALTO JUIN 2003: LA VIE HIGH TECH
Notre nouvelle maison pour un mois a été construite dans les années 30. Un pavillon de trois chambres, au jardin doté d’une glycine en fleur qui vaut 1,5 million d’euros ! Ici, les loyers ont explosé avec les années Internet et ne sont pas redescendus. Les meubles sont un mélange de styles, avec des faux Louis-Philippe massifs comme dans les hôtels. Dans les bibliothèques, Comment élever un enfant doué, Comment devenir un consultant millionnaire, Comment ranger sa maison. Edmond est gâté : les deux enfants de la maison lui ont laissé tous leurs jouets !
Le couple avec lequel nous échangeons cherche du travail depuis deux ans. Elle était dans le marketing high-tech et ne trouve rien depuis la crise de 2000. Alors elle joue du violoncelle, sa passion. Lorsqu’un voisin sonne à sa porte et lui demande de lui donner des cours de musique, elle refuse, « ce n’est pas mon métier », même si son fils de huit ans lui dit : « Mais maman, il propose de l’argent ! » Le père est chef de projet dans la sécurité informatique et s’est mis à son compte en attendant de trouver une place salariée. Ils ont hésité à venir à Paris. Pouvaient-ils se permettre un mois de vacances ? Finalement oui : ils aiment trop la France ! Ils nous ont invités à bruncher un dimanche quand nous étions encore à Berkeley. Intéressant de se rencontrer « dans la vraie vie » après avoir échangé des e-mails. J’avais l’impression de voir nos doubles dans la Silicon Valley. Voilà à quoi nous aurions pu ressembler si nous étions venus habiter ici il y a dix ans… Après la visite de la maison, celle du quartier : le parc, les pistes à vélo, l’école… Un service de nettoyage vient faire le ménage toutes les semaines, une équipe de deux ou trois personnes, pendant une heure. Pour le jardin, une autre équipe débarque. L’éternelle histoire du boulot des nouveaux immigrants…
Dans la Ford Explorer que nous ont prêtée nos échangeurs, je conduis des kilomètres tous les jours sur El Camino, la plus vieille route de la Californie qui descend jusqu’au Mexique. Quand j’avoue à une amie de San Francisco que je vivrais ici toute ma vie, elle prend l’air dégoûté : « Dans la vallée ? Mais il n’y a pas de culture, ni d’art, ni de musée ! » Si, il y a un musée : celui de l’informatique…
LE GUIDE D'éCHANGE DE MAISONS DE CHINE LANZMANN
Nous avons préparé notre appartement pour accueillir successivement cinq familles
– Tout ranger et nettoyer. Nous enlevons les photos personnelles, lavons les rideaux, et prévoyons un grand ménage après notre départ.
– Faire de la place dans les placards (chambre et salle de bain notamment)
– Ranger ce qui a de la valeur dans une pièce ou un meuble qui ferme à clé.
– Un bricoleur vient réparer tous les trucs qui ne vont pas : serrures, bondes, portes… Bilan : l’appartement n’a jamais été aussi impeccable !
– Penser au courrier. Qui le récupère ? Ce sera Mira, l’ancienne gardienne. Elle jette les prospectus et est autorisée à aller chercher les recommandés à la poste.
– Comment accueillir les échangeurs ? Qui leur remet les clés, les reprend ? Encore Mira, merci mille fois Mira.
– Nous préparons six sacs. Un par échange. Chaque sac contient des éponges neuves, des sacs poubelle, du Sopalin, du savon. Tout ce qui aurait été neuf si nous avions été là juste avant leur arrivée.
– Laisser des vivres et des surprises pour le premier jour : bouteille de vin, conserve, confiture… Mira achètera au dernier moment du pain, du beurre, du lait, du jus d’orange, des fruits…
– La femme de ménage viendra entre chaque échange faire le ménage à fond et changer les draps des lits.
– Enfin, demander à quelqu’un de passer le deuxième ou troisième jour de chaque arrivée pour voir si tout se passe bien. La sœur de Laurent accepte cette tâche. Merci Eva !
Tout consigner dans le livre de la maison
« Le livre de la maison » fait plus de vingt pages. Je le glisse dans un classeur avec une photo de nous trois pour pallier leur curiosité !
– Détailler le fonctionnement des appareils électroménagers, de la télé,du téléphone, de l’ordinateur et d’Internet. Laisser bien en vue leurs manuels d’utilisation.
– Donner les bonnes adresses des commerçants et des restaurants du quartier. Nous avons couvert notre frigidaire des cartes de nos commerces
– Faire la liste des urgences et des personnes à contacter en cas de problème
DES ECHANGES PLUS OU MOINS FACILES SELON LES PAYS.
Ce système de voyage a commencé par se développer dans les pays anglo-saxons. Échanger avec eux, c’est très facile et usuel.
– En Australie, les saisons sont inversées. Ça vaut le coup d’y partir en hiver !
– Au Canada, il est aisé de trouver des échanges car les demandes sont nombreuses pour la France.
– Avec les États-Unis, aussi, y compris pour de longs échanges. Ainsi, les professeurs d’université prévoient souvent de passer six mois ou un an en France.
– En Chine, les expatriés français sont contents de rentrer en France et de ne pas habiter dans leur famille : un bon filon !
– Au Japon, en revanche, impossible de trouver des échanges. Car il est interdit de prêter son logement en l’absence des propriétaires ou des locataires.
DES AVANTAGE EVIDENTS
– L’échange, c’est d’abord l’espace : chacun a sa chambre, rien à voir avec l’hôtel.
– On trouve tout dans la maison : des jouets, des vélos, des livres, des DVD, Internet…
– On est plongé dans la culture de nos échangeurs.
– Et bien sûr, c’est économique : aucun frais de logement ni de location de voiture. Nous n’avons pas de voiture à Paris, mais nous avons utilisé celles de nos hôtes quand c’était nécessaire. Pour l’assurance, il n’y a aucun supplément
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