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De très nombreux articles, ainsi que des émissions de radio et de télévision ont pris la mesure du phénomène mondial que représente le développement de l'échange de maisons. Avec aujourd'hui plus de 20 000 membres dans 110 pays, Trocmaison / HomeExchange suscite un véritable engouement. Le nombre de nos membres a augmenté de plus de 70% en 2005 et de plus de 50% en 2006. En 2007 nous avons assisté à une nouvelle année exceptionnelle grâce à la sortie du film "The Holiday". Nancy Meyers, la réalisatrice, a raconté comment la visite du site HomeExchange lui avait inspiré le scénario d'un échange de maisons entre Cameron Diaz et Kate Winslet. Ce qui nous a encore valu toute une série d'articles.
Ainsi Trocmaison appartient désormais au premier réseau mondial de sites d'échange de maisons.
Voici quelques extraits d'articles parus dans les plus grands journaux et magazines de la presse francophone et anglophone:
FRANCE-SOIR
Vacances - Echangez votre maison grâce à Internet
Grâce à Internet, échanger sa maison sur la côte bretonne pour un appartement à New York le temps des vacances est un jeu d’enfant. Et l’engouement pour ce concept ne cesse de croître.
Alors que le pouvoir d’achat figure au cœur des préoccupations des Français, et que les économies ne permettent pas toujours de s’échapper sous d’autres horizons, le troc de maisons est une initiative idéale. Plus de frais d’hébergement, de voisins à embêter pour qu’ils arrosent les plantes vertes ou d’angoisse liée aux éventuels cambrioleurs. Seule obligation : accepter de prêter son domicile à des inconnus, et de s’approprier leur domicile le temps des vacances. Mais, passé ce cap, la formule présente de nombreux avantages.
Villa à Miami
Sur Internet, les sites proposant ce système pullulent. Parmi eux, www.trocmaison.com, version française du site anglophone HomeExchange. Depuis février, la plate-forme peut s’enorgueillir de compter plus de 20.000 membres prêts à tenter l’aventure. Ainsi, après s’être acquitté des frais d’inscriptions de 70 euros pour un an, l’internaute pourra, selon ses dates, choisir de passer un mois dans une maison en pleine forêt au Canada ou de séjourner dans un lumineux duplex à New York, à moins qu’une maison au bord d’un fjord norvégien ne lui paraisse plus tentante… Avec l’atout majeur que la France est une destination très prisée par les « troqueurs » étrangers.
VACANCES PRATIQUES
Echanger sa maison
Mon appartement à Paris contre une maison en Italie? L'engouement pour l'échange de maisons ou d'appartements pendant les vacances ne cesse de croître. Trocmaison, un site dédié à ce type de vacances, a désormais plus de 20 000 membres en France.
Grâce au bouche à oreille de toutes les familles qui ont vécu des vacances authentiques en réalisant une économie sur leur budget, le troc de maisons devient très à la mode. Fini les hôtels impersonnels. Vivre dans la maison d'une autre famille induit un rapport plus authentique, plus humain avec le pays visité.
Trocmaison est la version en Français du site anglophone HomeExchange créé en 1997. Il a fallu 9 ans, de 1997 à avril 2006, pour atteindre 10 000 membres et seulement 21 mois pour passer de 10 000 à 20 000 membres. En 2007, le nombre de membre a augmenté de 88%.
ELLE
Vacances, les bons plans de l'échange
Vous rêvez de partir loin mais votre budget se limite au billet D'avion ? Optez pour le troc de maisons ! Conseils avisés
AVANTAGES
C'est économique
On ne paie que le billet d'avion. Sur place,on profite de la maison, de la voiture (les Américains en ont souvent deux), de la piscine... On peut aussi employer la baby-sitter et la femme de ménage. On fait son marché, on vit comme à la maison, mais avec l'exotisme en plus. Du coup, on a moins envie d'aller au resto. Parfait pour le porte-monnaie !
C'est convivial
On ne découvre pas seulement un lieu, mais un mode de vie, un univers. On fait la connaissance d'un pays à travers un quotidien, loin des circuits touristiques traditionnels. Certains partenaires deviennent même des amis !
C'est pratique
On a tout ce dont on a besoin : machine à laver, ordinateur, table à langer, vélos, jouets... Pas la peine d'être propriétaire. Un locataire a le droit de prêter son habitation. Ce n'est pas considéré comme une sous-location, car il n'y a pas de transaction financière. C'est possible même si on a un deux pièces. Un petit appartement dans une grande ville s'échange facilement contre une maison avec piscine à la campagne! Si Paris ou la côte d'Azur restent les destinations les plus prisées, des régions telles que le Bordelais ou l'Alsace sont très populaires aussi. Exemple : une maison près de Pau a été troquée contre un appartement avec deux chambres à Brooklyn !
LES INCONVENIENTS
Des inconnus s'installent chez vous
ll ne faut pas être maniaque...
Pour ne pas avoir de mauvaises surprises: rédigez un court guide d'explications, avec vos interdits, et laissez en vue les notices de l'électroménager, des compteurs d'eau, de gaz et d'électricité. Prévenez des parents et des voisins: ils pourront vérifier si tout se passe bien. Et, enfin, mettez dans un endroit sûr les objets auxquels vous tenez.
LA TRIBUNE
Le troc, remède pour temps de crise
Jamais les Français n’avaient tant raffolé des formules en tous genres permettant de s’échanger des biens ou des services. « Le troc illustre une défiance vis-à-vis de la monnaie lors de périodes d’hyperinflation. Il permet de conserver une valeur aux biens échangés », explique Caroline Dufy, professeur agrégé d’économie à Sciences po Bordeaux et auteur d’un récent ouvrage sur le troc. Pour que cet échange sans argent soit efficace, il faut qu’il réponde au principe de la double coïncidence des besoins. Autrement dit, pour qu’un pêcheur et un forgeron troquent leurs produits, il faut que le premier ait besoin d’un marteau et que le second ait envie de poisson.
Le domaine qui fait un vrai tabac, c’est l’échange de maisons. Très en vogue aux États-Unis et dans les pays anglo-saxons, le home exchange commence à s'installer chez nous.
Une progression fulgurante
Le site Trocmaison, ouvert en 2005, compte plus de 3000 utilisateurs français, avec une progression fulgurante ces deux dernières années: "De 1997, année de la création du site HomeExchange, nous sommes passés de 0 à 10 000 membres. D'avril 2006 à décembre 2007, nous avons doublé ce chiffre !" assure-t-on chez HomeExchange. La baisse du pouvoir d'achat est passé par là. Car les motivations des aficionados du troc de maisons sont d'abord d'ordre économique. Avec l'échange de maisons, pas de frais d'hôtels, de restaurants ou de location.
Alain, journaliste parisien marié et père de deux filles, a découvert le concept aux Etats-Unis et passe désormais 80% de ses vacances dans la maison de quelqu'un d'autre. Il vient ainsi de fêter la nouvelle année avec sa famille à Londres, où les nuits d'hôtel peuvent atteindre des prix astronomiques à cette période. Mais si il apprécie l'économie réalisé, Alain met en aussi en avant le côté convivial de cet échange: "J'adore ne pas me retrouver dans un hôtel ou un appartement de location sans âme. Au bout de cinq minutes dans une maison inconnue, je me sens chez moi. Cela permet aussi d'être immergé dans le tissu local." Les occupants laissent en effet souvent aux arrivants un petit carnet de bord de leur quartier, indiquant bonnes adresses et lieux à découvrir.
LE MONDE (2007)
Echanger son toit le temps des vacances facilite les voyages en famille.
Echanger son appartement parisien contre une maison en Californie, ou un mas provençal contre un condo à New-York, la formule connaît un véritable succès en France.
On estime aujourd'hui à plus de 50 000 le nombre d'offres d'échange de maisons ou d'appartements affichées sur les principaux sites spécialisés. Des offres rédigées en plusieurs langues et présentées avec des photos. "D'ici à la fin de l'année, les adhérents de Trocmaison pourront se repérer grâce à des cartes géographiques interactives et se déplacer dans la maison à l'aide de vidéos réalisées par les familles, explique Martine Heinzer, responsable de Trocmaison, filiale française de HomeExchange. Un système d'alerte mis au point par les sites permet de recevoir directement par mail ou par téléphone des offres personnalisées.
Basé avant tout sur la confiance, l'échange de maisons est souvent l'occasion de découvrir de nouvelles terres à moindre coût et de "ne pas se sentir comme un touriste", explique Dominique B., qui a échangé son appartement parisien contre une maison à Bergen (Norvège) en août 2006. "Ce qui est intéressant, c'est que tu arrives directement dans le pays, dans une maison où tu n'es entouré que de Norvégiens. Ils nous avaient laissé les clés de leur maison de campagne, au bord d'un fjord, et leur voiture pour découvrir le pays." Cette année, direction Taïpeh (Taïwan), pour un nouvel échange, mais les billets d'avion seront plus onéreux (5 000 euros, contre 200 euros l'an dernier avec une compagnie low cost). "Cette fois, nous avons été contactés par une famille de Taïwan qui voulait venir en France. L'affaire a été assez longue et il a fallu trois mois pour tout organiser. Mais nous avons tout fait par Internet", ajoute Dominique B.
Isabelle et Pierre P. risquent en revanche de devoir changer leurs projets de vacances cette année, ou au moins leur destination. A quelques semaines du départ, l'échange a du mal à se finaliser. A moins de rester très ouvert quant au choix de la destination. Contrairement à la plupart des familles qui changent de région ou de pays chaque année, eux ont décidé de retourner pour l'été en Californie. Un coin qu'ils aiment et où ils se sont fait des amis au cours des cinq voyages précédents. Mais, cette année, les réponses tardent.
Il faut savoir que l'échange de maisons est une affaire qui prend du temps. Qu'il s'agisse d'un week-end, d'une semaine, d'un mois ou plus, il est essentiel de préciser les engagements de chaque partie. Les dates du séjour, la description des biens et leur utilisation - maison principale, chalet, maison de campagne, vélos, bateau, mode d'emploi du téléphone et de l'ordinateur - doivent être précisées par écrit afin d'éviter tout malentendu... En cas de problème, c'est ce document, dûment signé par les deux partenaires, qui fera foi.
Les organismes d'échange proposent sur leurs sites des modèles de contrat à télécharger et expliquent aux nouveaux adhérents les différentes étapes à suivre pour éviter les mauvaises surprises. Ainsi, il est impératif de vérifier auprès de son assureur la validité de son contrat d'assurance multirisque habitation (MRH), et, en cas de prêt de voiture, de prévenir son assureur. Outre la maison, s'échanger les différents contrats d'assurance et préciser qui paiera la franchise en cas de dommage ou les éventuelles contraventions peut être judicieux. La Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) rappelle sur son site Internet (www.ffsa.fr) toutes les précautions à prendre avant de partir.
LE MONDE (2005).
Un nouveau phénomène du tourisme mondial
C'est un nouveau phénomène du tourisme mondial. De plus en plus de Français, la plupart issus de milieux favorisés, troquent leur appartement contre celui d'autres vacanciers rencontrés sur le Web. La clé du succès : la gratuité, mais surtout le plaisir de "se sentir chez soi ailleurs". Les spécialistes parlent d'une "véritable "explosion" du marché. Grâce à Internet, la formule de l'échange de logements pour les vacances connaît un développement spectaculaire. On troque son appartement parisien contre une maison au Canada, une résidence secondaire en Bretagne contre un chalet dans les Alpes, une maison sur la Côte d'Azur avec un ranch australien. On en profite éventuellement pour échanger les véhicules, demander d'arroser les plantes ou de nourrir le chat...
Selon les estimations des professionnels, plusieurs dizaines de milliers de personnes échangent ainsi chaque année leur logement avec celui d'inconnus grâce à l'inscription sur la douzaine de sites Internet proposant une offre sérieuse. Beaucoup viennent d'Europe du Nord, du Canada, des Etats-Unis, d'Australie - où la formule existe depuis cinquante ans - mais aussi - phénomène plus récent - de France.
Le portrait-robot des adeptes est très homogène : de milieux sociaux favorisés, ils sont enseignants, cadres, professions libérales, chercheurs, parfois retraités - et souvent non fumeurs ! La plupart voyagent en famille et souhaitent trouver un point de chute pratique. Avec, par exemple, une chambre et des jouets pour les enfants, des vélos pour les adultes, un barbecue, une connexion Internet, un lecteur DVD.
BLOG LEMONDE.FR (2007)
Jean-Philippe Devillers, troc-trotteur
Paris-Toulouse, Bordeaux-Montréal, Shanghaï-Buenos Aires pour les plus exotiques… dans la précédente note de ce blog, nous vous présentions des échanges de maisons somme toute fort classiques.
Avec Jean-Philippe Devillers, le concept atteint des sommets de sophistication. Son projet, en passe d’être accompli : le tour des Etats-Unis par le biais de ce système économique et surtout, affirme Jean-Philippe, propice à la rencontre, à ”l’aventure humaine”, comme il dit. Une “aventure” qui le conduit dans 37 foyers américains.
33 000 kilomètres
En seulement deux mois, tout était planifié. Il faut dire que Jean-Philippe a un avantage comparatif certain sur le marché de l’échange : il a à sa disposition son appartement à Nice et la maison de ses parents en région parisienne. De quoi convaincre les familles américaines les plus réticentes.
Merci papa, merci maman
A 26 ans, Jean Philippe considère qu’il “ne connaît pas grand-chose de la vie”. Alors, ce projet, c’est avant tout l’occasion pour lui d’aller au-devant des gens, de se plonger dans la culture américaine, de vivre des expériences enrichissantes… Avec parfois de bonnes surprises…
Jean-Philippe s’apprêtait à rentrer dans la vie active. Mais après trois mois passés sur les routes, rien n’est plus comme avant, et il n’a plus qu’une idée en tête : repartir. "Ce voyage a changé ma vie..."
Pour suivre le périple américain de Jean-Philippe Devillers – il est actuellement à Boston – rendez-vous sur son site Internet : http://www.usin80days.com
LIBERATION
Les enthousiastes de l'échange de maisons sont chaque jour plus nombreux. "Je n'ai que de bons souvenirs", raconte Bruno qui a échangé sa résidence en Charente contre une maison sur pilotis aux Bahamas. "Les voisins nous ont invités à manger, à aller à la pêche..." Le système n'est pas nouveau, mais l'arrivée d'Internet a sérieusement élargi le public…
On peut assez facilement dresser le portrait-robot de ce nouveau type de vacancier. Il est le plus souvent européen ou nord-américain, marié, deux ou trois enfants. Prof, cadre supérieur ou médecin, il veut bien prêter sa maison, et souvent sa voiture, pour une semaine, voire deux, le plus souvent trois. Il fait du sport, n'aime pas beaucoup la cigarette et a déjà pas mal voyagé.
METRO (Montréal, Canada)
Aller passer ses vacances à Paris, à Los Angeles ou en Australie avec un budget limité, c’est possible grâce à l’échange de maisons!
Le principe est simple : on troque son logement contre celui de gens qu’on ne connaît pas. Grâce au développement de l’internet, les adeptes de ce type d’échange sont de plus en plus nombreux. Il suffit de quelques clics de souris, et une multitude de logements, dans le monde entier, deviennent accessibles.
Sylvie et André, de SaintAugustin-de-Desmaures, près de Québec, effectueront cet été leur premier échange. «Nous avons trouvé quelque chose en plein coeur de Paris pour une semaine, puis nous séjournerons trois semaines dans le sud-ouest de la France», indiquent-il.
Une de leur motivation a été l’aspect économique de l’affaire. Ainsi, selon le site d’échanges en ligne trocmaison.com, les économies réalisées grâce à ce mode de voyage peuvent atteindre 75 % d’un budget. «Sans l’échange de maisons, nous n’aurions pas pu nous permettre un voyage d’un mois en Europe avec nos enfants", précisent Sylvie et André.
L’autre mot d’ordre de l’échange de maisons semble être la convivialité. «Nous échangeons beaucoup de courriels avec une des familles françaises, expliquent-ils. Nous avons beaucoup de points communs et avons maintenant l’impression de la connaître depuis longtemps!» La famille a également hâte de pouvoir découvrir de nouvelles régions en vivant au même rythme que ses hôtes.
Kirill et Brigitte sont, eux, originaires de l’ouest de la France. Ils ont échangé leur logement près d’une dizaine de fois et espèrent conclure une entente prochainement pour venir visiter le Québec cet été. «Nous avons toujours apprécié nos séjours, déclare Kirill. Les échanges de bonnes adresses, les cadeaux de bienvenue... Nous avons toujours été sensibles à la délicatesse des gens qui nouslaissaient leur maison… et nous faisons la même chose!»
Les deux familles expliquent qu’il est important de bien préparer les échanges en précisant clairement les attentes et les demandes de chacun, pour éviter les surprises.
L'EXPRESS
La famille Hayon, qui pratique l'échange pour la troisième année, a reçu pas moins de 50 demandes (par saison) pour son appartement de 70 M2 à Paris : "La première année, nous nous sommes installés quasiment sur Central Park à New-York. L'an dernier nous avons passé l'été en Italie, et nous revenons tout juste de Chicago. Ce système permet de séjourner un mois entier dans un lieu où nous ne pourrions rester qu'une semaine si nous devions payer un hôtel."
LE NOUVEL OBSERVATEUR
Tendance : le troc de maison
« Echange appartement au cœur de Paris contre villa en Floride». Cette nouvelle forme de tourisme fait fureur. Désormais possible en France et surtout de plus en plus répandue grâce à Internet, les « échangistes » ont l’embarras du choix.
Très tendance depuis quelques années, l’échange de maison fait un tabac. Le principe est simple. Echanger sa maison, sa voiture et parfois même quelques pans de vie quotidienne pour quelques semaines… Au début, il faut surmonter sa gêne de laisser sa maison à un inconnu, mais ceux qui y parviennent découvrent une forme de vacances enrichissante. Bonne alternative aux vacances a l’hôtel, en location ou en club, ce « troc » est idéal pour ceux qui veulent s’imprégner de la culture d’un pays et du mode de vie de ses habitants. La coutume veut que chacun laisse un carnet rempli de bonnes adresses du coin et les voisins sont chargés d’assurer l’accueil…
Cet échange permet surtout de voyager à moindre coût. L’économie se situe entre 60 et 75 % selon les cas !
Inauguré par des professeurs américains dans les années 50, ce « troc » a prouvé avec le temps, sa viabilité. Et n’oubliez pas, si un inconnu occupe votre maison, vous occupez la aussi sienne, de fait les mauvaises surprises restent rares… Toutefois, un imprévu est toujours possible. Pour éviter tout problème, il est judicieux de prévenir son assurance multirisque habitation avant l’échange. Elle doit en principe pouvoir couvrir un tiers qui occupe votre maison en votre absence. Il est également conseillé de prévenir votre assurance voiture si vous prêtez votre véhicule dans le cadre de l’échange.
Avec internet, la formule a explosé. Aujourd’hui environ 250 000 échanges s’opèrent chaque année dans le monde et nombreux sont les sites qui fleurissent pour commercialiser cette activité. Trocmaison.com, un des leaders, met en ligne plus de 14 000 offres dans 110 pays. Depuis 2005, ce site a enregistré une augmentation de ses membres de plus de 72 %.
Pour préparer l’échange, il suffit de s’inscrire en ligne. L’adhésion est validée dès réception du règlement et du traitement des informations vous concernant par l’organisme. Il faut être très précis sur le contenu de l’offre : superficie, nombre de pièces, jardin ou non, mise à disposition d’un véhicule, situation par rapport aux sites touristiques de la région… et sur l’offre que vous recherchez de votre côté. Le choix fait, un contrat téléchargé sera signé. Il mentionnera le nom des partenaires, l’adresse des logements échangés, la date de l’échange, le type et les caractéristiques. Il ne reste plus qu’à partir en troquant votre 4 pièces dans le Marais contre une propriété avec piscine en Floride…
MARIE-CLAIRE MAISON
J'échange mon appartement avec celui de quelqu'un d'autre pour les vacances
Vous avez vu "The Holiday", le film avec Cameron Diaz et Kate Winslet ? Voilà, je vais faire tout pareil. Comme Cameron Diaz, je vais surfer sur www.trocmaison.com (la filiale française de home exchange) et je vais chercher à troquer mon deux-pièces à Levallois contre… tiens, un appart à New York, ou à Barcelone, ou à Venise…en espérant que là où je vais atterrir, il y aura un beau garçon comme Jude Law dans le film prêt à me tomber dans les bras. (Allez, faut pas que je rêve trop, Levallois ce n'est pas St Germain des Prés alors il y a de bonnes chances que je finisse dans un studio au Bronx avec trois rappeurs en guise de voisins... pourquoi pas ?).
LES ECHOS
La vogue de l'échangisme immobilier
L'échange de maisons fait chaque année de nouveaux adeptes. Passer des vacances à l'autre bout du monde ne vous coûtera que le prix du billet d'avion. Mais la formule séduit surtout par son authenticité.
Echange somptueuse villa à Los Angeles contre charmant cottage dans le Surrey, en Angleterre. Dix ans après " Un divan à New York ", le troc d'appartements inspire de nouveau le septième art. Les " échangistes " ont beau être interprétés par Kate Winslet et Cameron Diaz, cette bluette hollywoodienne, " The Holiday ", n'est pas totalement déconnectée de la réalité. C'est en surfant sur Trocmaison.com que Nancy Meyers a eu l'idée de son scénario. Une publicité lucrative pour le site, qui a enregistré depuis la sortie du film une augmentation de 100 % de ses inscriptions. Le cap des 16.000 adhérents vient ainsi d'être franchi.
Si l'échange de maisons pour les vacances est né il y a une cinquantaine d'années outre-Atlantique, Internet lui a donné des ailes et aujourd'hui ce sont près de 250.000 personnes qui se lancent chaque année dans l'aventure. Qui sont-elles ? Essentiellement des enseignants, cadres ou professions libérales, de milieux favorisés, habitant au Canada, aux Etats-Unis, en Europe du Nord ou en Australie et, depuis peu, en France.
Confiance mutuelle
Le principe est simple : photos à l'appui, vous êtes invités à détailler les caractéristiques de votre logement (superficie, nombre de pièces et de couchages, mise à disposition d'une voiture, proximité de sites touristiques...) avant de préciser, en retour, la destination souhaitée et les dates de disponibilité. Il ne vous reste plus ensuite qu'à prendre contact avec l'internaute qui vous aura fait l'offre la plus alléchante. Le site vous propose un modèle de contrat à l'amiable à télécharger, mais le secret d'un échange réussi réside dans la prise de contact en amont. Prêter son petit chez-soi à des inconnus nécessite en effet l'établissement d'une relation de confiance mutuelle et certaines mises au point, notamment sur l'utilisation du téléphone ou de votre véhicule, pour ne pas avoir de mauvaises surprises au retour ! Si vous avez pris la peine de laisser les notices de vos appareils électroménagers et de mettre sous clef le vase Ming hérité de votre grand-tante, tout se passera bien. Ainsi chez Trocmaison aucune plainte pour vol ou déprédation n'a jamais été enregistrée. N'oubliez pas que pendant que ces personnes sont chez vous, vous occupez leur maison !
Le seul bémol de la formule, pour l'instant non encore résolu réside dans le cas de force majeure. Imaginez que l'un de vos proches tombe malade et que vous soyez obligé d'annuler votre voyage. Votre assurance annulation va fonctionner, mais ce ne sera pas le cas pour les personnes avec qui vous alliez échanger et qui se retrouvent le bec dans l'eau, sans logement pour les accueillir. " Cela représente une douzaine de cas par an, estime Martine Heinzer. Heureusement, nous avons dans nos fichiers plusieurs retraités qui acceptent volontiers de partir au débotté. "
Les avantages de la formule sont d'abord financiers. Vous ne payez que le billet d'avion. Sur place, vous profitez d'un pied-à-terre, éventuellement d'une voiture et vous préparez vos repas. " Vous réalisez une économie de 50 à 70 % ", estime Martine Heinzer, responsable de Trocmaison.com. " Pourtant, ce qui motive de plus en plus d'adeptes de la formule, c'est son côté authentique. " Vous vous sentez chez vous ailleurs, vivez au rythme d'une autre ville, prenez le temps de visiter sans courir et faites plus facilement des rencontres. Bien souvent, les voisins, prévenus de votre arrivée, sont là pour vous accueillir et les habituels occupants vous ont laissé un mot précisant les bonnes adresses du coin (et celles à fuir) ainsi que les endroits à visiter... " Nous avons même eu la bonne surprise de trouver une bouteille de champagne au frais et des petits cadeaux pour les enfants ", racontent Nathalie et Eric, qui ont troqué leur chalet au bord d'un lac au Québec, contre un trois-pièces parisien l'été dernier.
Alors un ranch en Australie, une villa en Toscane ou un chalet en Suisse, à vous de choisir ! Et de vous organiser.
QUE CHOISIR
Des Vacances comme chez soi
Très prisée aux États-Unis, pratiquée à l'origine dans les milieux enseignants et scientifiques, l'échange de logement pour les vacances connaît désormais un important développement, même chez nous. Le choix est vaste, chacun peut y trouver son bonheur.Vous pouvez, par exemple, troquer votre appartement parisien contre une villa au Canada, votre penty breton contre un chalet en pleine montagne ou encore votre mas provençal contre un duplex avec vue plongeante sur la baie de Sydney. L'échange d'appartements et de maisons permet de partir en vacances un peu partout en France ou à l'étranger sans avoir à débourser un centime d'euros pour les frais d'hôtel ou de location. Ce qui, au final, réduit considérablement la note du séjour.
C'est un peu par hasard que Pierre, il y a deux ans, en surfant sur Internet,a découvert ce nouveau type de vacances. Séduit par le principe. il a donc décidé de partir en famille avec sa femme Isabelle et ses deux enfants. Conquis, ils renouvèlent l'expérience cet été. "La première fois, nous avons réussi à échanger notre maison près de Versailles contre une jolie villa avec piscine en pleine Toscane. Ce qui nous a permis de découvrir une splendide région tout en étant totalement immergés dans le pays. De plus, avec ce système, nous avons pu partir sans difficulté trois semaines consécutives, idéal pour faire une vraie coupure" se rappelle-t-il à quelques jours d'un nouveau départ, vers le Canada cette fois.
Comme Pierre et Isabelle. la grande majorité de ceux qui tentent l'expérience récidivent généralement les années suivantes. Professions libérales (médecins. avocats...), enseignants, chefs d'entreprise. cadres, fonctionnaires, retraités... L'échange de maison attire auiourd'hui des personnes de tous âges et de milieux professionnels divers et variés. Alors, pourquoi ne pas vous laissez séduire à votre tour? Les vacances de vos rêves deviendront peut-être réalité cette année...
L'échange de logement est un excellent moyen pour découvrir une autre région ou un pays étranger,y séjourner confortablement et vous y faire des amis, avec comme seuls frais,ceux du voyage.
À l'origine, l'échange se faisait uniquement grâce à des catalogues recensant les offres et les demandes d'échange, avec des photos des maisons ou des appartements proposés. Des mises à jour pouvaient intervenir à plusieurs reprises au cours de l'année. Désormais, l'essentiel des échanges se pratique via Internet.
La formule est aussi simple qu'efficace: chaque candidat décrit le logement qu'il propose et indique ses impératifs de dates ainsi que ses préférences de régions. L'échange de logements peut être simultané ou non. Ensuite, rien ne vous empêche de mentionner dans votre annonce certaines autres précisions. Vous pouvez, notamment, indiquer votre profession et le nombre d'enfants que vous avez. Ce qui permet de découvrir les points communs ou les affinités qui peuvent vous rapprocher de vos futurs échangeurs (c'est leur nom!). Libre à vous également de fixer vos conditions par exemple, vous n'acceptez pas les fumeurs ou les animaux domestiques.
Les Français sont privilégiés : il y a près de trois fois plus de demandes que d'offres pour la France, et ce, dans toutes les régions. Paris et la Côte d'Azur naturellement, mais aussi la région des châteaux de la Loire, la Bretagne, les landes, les régions viticoles... Pour l'étranger,vous avez le choix entre plusieurs dizaines de destinations, des plus originales comme le Japon, la Nouvelle-Zélande, l'Amérique Latine, l'Inde, aux plus traditionnelles comme les États-Unis, le Canada, l'Espagne, l'Italie ou la Grèce.
La formule est particulièrement souple et rien ne vous empêche de procéder à autant d'échanges que vous le souhaitez au cours de la même année. De plus, aucune surface minimale du logement à échanger n'est exigée. Pas besoin donc d'être propriétaire d'une somptueuse villa à Saint-Tropez ou d'un gigantesque loft en plein Paris : les échangeurs recherchent avant tout le confort d'un domicile et d'un site riche en possibilités touristiques. Ce qui est très séduisant dans ce type de formule, c'est qu'il n'y a pas de notion de valeur : un petit appartement en plein centre d'une grande ville peut facilement s'échanger contre une grande maison à la campagne.
L'échange de logement n'a rien à voir avec la sous-location. Aussi, si vous êtes locataire de votre logement, rien ne vous empêche de prêter votre appartement ou votre maison. IL en va de même s'il s'agit d'un logement de fonction. Dans la mesure où il n'y a pas d'argent enjeu, la loi considère que vous hébergez simplement des amis chez vous. Aussi, selon les relations que vous entretenez avec votre propriétaire, à vous de décider de l'en avertir ou pas.
Toutes les durées de séjour et périodes de l'an¬née sont autorisées, de deux jours à plusieurs mois, pendant ou en dehors des vacances scolaires. La seule règle à respecter est de répondre à toutes les demandes d'échange et de bien se mettre d'accord sur les conditions d'échange dès le départ.
Les conseils de Que Choisir
Non réglementé, l'échange de logement repose avant tout sur une confiance réciproque entre les échangeurs. Souple en apparence, le système nécessite tout de même un minimum d'organisation et d'anticipation. Pas question de partir sur un coup de tête du jour au lendemain. Vous pouvez, bien sûr, mettre l'échange en place un à deux mois avant la date de votre départ, mais un échange de maison réussi suppose de se mettre au préalable d'accord sur nombre de détails qui, en pratique,sont essentiels. Le mieux est donc encore de vous y prendre six mois ou même un an à l'avance,surtout si vous vous lancez pour la première fois. En effet, plus vous vous y prendrez tôt, plus le choix dont vous disposerez sera large.
Enfin, il est indispensable d'échanger courriels, lettres ou fax. Quelques coups de fils permettront aussi aux deux familles de mieux se connaître, de découvrir les habitudes de chacun et de préciser certains points: l'âge des enfants, la proximité des transports ou des commerces.. .Vous pouvez également échanger des photos ou de petites vidéos afin de faire visiter de la cave au grenier votre maison son à vos futurs hôtes. Autant de précisions qui permettent de répondre parfaitement aux attentes de chacun et qui expliquent que,dans les faits,les incidents soient très rares.
Généralement, votre multirisque habitation couvre votre maison, quel qu'en soit l'occupant. Mais mieux vaut vous renseigner auprès de votre assureur afin de connaître les conditions et les limites exactes de votre couverture "lorsqu'un tiers garde votre maison pendant votre absence". Mais, si vous craignez particulièrement pour vos verres en cristal ou votre porcelaine, enfermez-les dans un placard à clé.
Certaines personnes échangent également leurs voitures (notamment aux États-Unis). Dans ce cas, il est indispensable de vérifier que le contrat ne comporte pas une clause de conduite exclusive. Aussi, avant de l'arrivée de vos hôtes, contactez votre assureur afin de procéder aux aménagements nécessaires.
Mieux vaut systématiquement rédiger un contrat écrit (contrat type téléchargeable gratuitement). Ainsi, vous établirez dès le départ la part de chacun pour le paiement des notes de téléphone, d'eau,de gaz, d'électricité ou encore d'accès Internet. Vous pouvez à votre guise convenir d'un forfait, de relever les compteurs ou, plus simplement, d'échanger les consommations.
Ne craignez pas non plus de détailler les obligations de chacun. Vous pourrez, par exemple, confier à vos hôtes le soin de nourrir votre poisson rouge, de tondre la pelouse ou d'entretenir la piscine ainsi que d'arroser vos plantes vertes. Parfois, en contrepartie, vous profiterez, en plus de l'abonn¬ment de vos hôtes au club de golf ou à la piscine locale, voire de son personnel de maison.
Une fois arrivé à destination pour ses vacances, votre partenaire d'échange doit être agréablement surpris. Ayez toujours en tête que vous serez bien content de bénéficier de la réciproque. Aussi, avant de partir, il est essentiel de laisser votre maison "propre". Il est également important de faire de la place à vos invités. Rangez vos affaires personnelles afin que vous hôtes puissent défaire leurs bagages et se sentir rapidement "comme chez eux". Pensez à libérer quelques étagères, placards et tiroirs dans les chambres, la salle de bains et le hall d'entrée. Mettez également à leur disposition du linge de maison, au moins deux jeux de draps propres par lit et deux jeux de serviettes de toilette par personne. Ce qui vous épargnera, tout comme à votre correspondant, de voyager avec des bagages trop lourds.
Laissez un fond d'épicerie et de quoi préparer un petit-déjeuner ainsi qu'un premier repas. Pour plus de convivialité, prévenez éventuellement vos voisins de l'arrivée de vos hôtes. Ils ne seront ainsi pas surpris et pourront même à l'occasion faire connaissance. Autre préparatif à ne pas négliger, rédigez un petit "guide pratique de la maison et des environs". Vous prendrez soin notamment d'y dresser la liste des monuments à visiter et des informations touristiques de la région. N'oubliez pas non plus d'y expliquer en quelques lignes le mode d'emploi de tous les appareils électriques, l'endroit où se trouvent les différents compteurs de la maison, le fonctionnement de l'alarme,quelques bonnes adresses (restaurants, commerçants ...),les numéros utiles (médecin, dentiste, baby-sitter ...), ainsi qu'un plan du quartier. Pensez à un petit cadeau de bienvenue : une bouteille de vin ou de champagne, une spécialité de la région, un bouquet de fleurs... Enfin, l'échange de clés se fait souvent en mains propres ou par l'intermédiaire d'un voisin ou d'un ami, chargé d'accueillir les nouveaux arrivants.
NEWSWEEK INTERNATIONAL (Traduction)
Une façon considérablement moins onéreuse d'être comme chez soi en vacances
Une entreprise de Californie appelée HomeExchange.com met en ligne 16 000 maisons disponibles pour l'échange dans 110 pays. "Depuis que notre site a inspiré la comédie romantique "The Holiday" dans laquelle Cameron Diaz et Kate Winslet échangent leurs maisons pour fuir un chagrin d'amour, le nombre d'inscriptions a doublé" dit Ed Kushins, Président de HomeExchange. "C'est meilleur marché. Le rapport qualité/prix est imbattable. En plus, vous pouvez vous faire de nouveaux amis", dit Dave Ashton, de Phoenix, Arizona, où il est propriétaire d'un golf. Il se prépare à faire un échange de longue durée l'année prochaine avec deux familles françaises. "Le troc de maison est en train de changer les habitudes des gens pour leurs vacances." Depuis les débuts d'Internet, les échanges de maisons internationaux sont passés du stade artisanal à une niche en plein boom, avec seulement une poignée d'agences basées sur le Web qui facilitent 50,000 échanges par an.
SELOGERPRO.COM
On a échangé nos maisons : les échangistes en vacances
SeLoger, qui pense à l'été et vous a déjà présenté les précautions à prendre en matière de locations saisonnières, vous propose d'échanger vos maisons. Mais pas de souci pour agiter votre air détendu : à « la rentrée des classes », tout le monde reprend sa place dans son intérieur
En ce qui concerne le principe, c’est simple : vous prêtez votre logement à des étrangers et vous vous installez en contrepartie gratuitement chez eux. Alors que le prêt à taux 0 est réservé à la résidence principale, la solution économique de l’échange concerne aussi bien la résidence secondaire que la résidence principale, et aussi bien les propriétaires que les locataires ! Échangerais deux pièces vue sur la Tour Eiffel contre maison les pieds dans l’eau
Si l’échange des maisons pour les vacances est une solution économique, il ne faut pas pour autant en conclure que les seuls logements échangeables sont les logements qui ne pourraient pas être étoilés, ou seulement obtenir 1 étoile au guide des résidences de tourisme. Tous les biens, y compris les biens de prestige, peuvent être échangés : à vous château, villa avec piscine, chalet à la montagne, ferme à la campagne avec veaux, vaches, cochons, selon vos envies !
Et puis, avec la solution de l’échange, votre petit studio dans Paris n’est pas forcément troqué contre autant de M2. Parce que l’échange n’oblige pas à proposer un bien identique, vous pouvez voir plus grand, plus loin ! Ainsi, même si les Chinois veulent boycotter la France depuis les incidents sur le parcours parisien de la flamme olympique et que votre appartement ne fait qu’une vingtaine de m², il peut intéresser un étranger plus luxueusement logé, voulant visiter la Capitale. Voir la Joconde ; déposer quelques fleurs à la flamme de la Liberté, pont de l’Alma, pour Lady Di, la princesse des cœurs ; dévaliser les boutiques LVMH ou de l’avenue Montaigne ; partir arpenter les jardins à la française pour y croiser le Roi Soleil, Marie-Antoinette et Carla Bruni et Nicolas Sarkozy, amoureux et mariés, etc. Voilà un programme « découverte » qui mérite bien de pouvoir décoller pour des plages de sable fin et des brassées d’eau chaude ! Et depuis le succès de Ratatouille, vous pouvez vous dire que pour les étrangers les petites chambres sous les toits font partie du charme français...
La voiture, le cadeau bonus !
L’échange pour les vacances ne se limite pas forcément au logement. La maison peut s’accompagner d’un bonus : la voiture, prêtée durant le séjour. Un carnet compilant les bonnes adresses et les numéros utiles est aussi le bienvenu : la police, l'hôpital, la pharmacie, le coiffeur, la baby-sitter, les restaurateurs, etc. Les bons tuyaux de l’habitant permettent de se sentir davantage comme à la maison ! Pensez aussi au plan de la région, véritable boussole du touriste ou du vacancier ! Et après un plus ou moins long voyage, à défaut de trouver le frigo plein, on est toujours heureux de trouver une bouteille d'eau au frais, du savon, et tout ce qui est à l'avenant !
Un autre bonus envisageable est l’amitié : échanger son chez soi rapproche, surtout si vous vous êtes comportés en bon maître et bonne maîtresse de maison en passant 1 ou 2 coups de téléphone pendant le séjour pour vous assurer que vos hôtes sont confortablement installés !
Un échange pas si risqué
L’échange n’engendre que très rarement des problèmes puisque les uns et les autres ont leur logement et que le séjour a lieu aux mêmes dates. Le « chez soi » restant en tête lorsque l’on échange son logement contre celui d’autrui, les gens sont naturellement poussés à ne pas faire chez les autres ce qu'ils ne voudraient pas que l’on fasse chez eux. Et en cas d'imprévus, une famille de remplacement est presque toujours trouvée !
La sélection : À vos marques ! Prêts ? Partez !
Vous souhaitez échanger votre maison pour les vacances ? Vous devez alors fournir le descriptif de votre habitation et les dates auxquelles vous voulez partir. La sélection du demandeur repose sur le critère de l’habitat, mais aussi du mode de vie. La catégorie socio-professionnelle des échangistes est alors souvent identique.
Échangistes, qui seront vos invités ?
Vous avez repéré une offre d’échange qui vous intéresse, une villa les pieds dans l’eau ? Bien ! Mais ce n’est pas suffisant. L’échange étant donnant-donnant, vous devez aussi être intéressant. Par téléphone, en même temps que vous décrivez minutieusement votre « home sweet home », vantez les mérites de votre région : un festival, un canal, une spécialité régionale, etc.
Mais comme il ne faut pas qu’appâter, mais aussi sonder, afin d’éviter tout désagrément, profitez du coup de fil pour rentrer dans les détails : la localisation exacte de l’hébergement, la mise à disposition ou non du linge de maison (draps, couvertures, nappes, serviettes, etc.), les enfants, les animaux, mais aussi le tabac, car l’interdiction de fumer dans les lieux publics peut se répandre dans les propriétés privées.
La vision des choses, relative, variant selon les us et coutumes, différents d’un pays à l’autre, doit vous faire poser des questions qui peuvent vous sembler superflues, sinon farfelues, mais qui sont pourtant essentielles. Ainsi, prenons un Canadien. Si l’on se réfère à la superficie du pays, mais aussi au sketch d’Anthony Kavanagh, la France est un pays minuscule qui, s’il n’avait pas eu la forme d’un hexagone, mais d’une botte, aurait mérité une talonnette. La face du monde en aurait été changée, mais encore plus certainement la notion des distances. Attention donc si vous prêtez votre voiture : renseignez-vous impérativement sur le périple de vos invités pour éviter la mauvaise surprise d’ « un petit tour » qui fait tourner le compteur pendant des milliers de kilomètres. Comme pour les annonces immobilières, apprenez à décrypter !
Un logement préparé à l’échange
Le mode de vie est un critère qui, si vous déménagez toutes vos affaires, risque de passer inaperçu. Laissez alors les petites musiques d’ambiance et la télé, lucarne sur les programmes français. Si vous possédez un ordinateur, n’allez pas non plus l’enfermer dans un placard verrouillé à double tour : pendant leur séjour, vos invités pourraient vouloir donner quelques nouvelles par mails avant l’envoi d’une carte postale typique ou rechercher sur Internet un itinéraire et des horaires d’ouverture très utiles à leurs visites. La télé, la chaîne hi-fi, les CD, l’ordinateur sont aussi des agréments dont vous profiterez, à moins d’avoir volontairement choisi un échange avec un déconnecté de la télé.
Mais vous pouvez légitimement jouer les Barbe-Bleue en cadenassant les objets fragiles ou précieux. Vos hôtes ne s’offusqueront pas d’un placard condamné si vous leur laissez suffisamment de place pour ranger leurs vêtements et autres affaires. Mais comme vous remplissez vos valises, ça devrait libérer de l’espace !
VACANCES PRATIQUES
Chez soi...mais ailleurs.
C'est une formule que le plus grand nombre de Francais pratiquent en partant tout simplement dans leur famille. Mais pour élargir le cercle des possibilîtés, Internet est désormais un allié de poids: il met en contact des amateurs qui ne se connaissent pas mais sont prêts à faire confiance pour prêter leur logement Objectif simple, la découverte. Sans se ruiner en location, chambre d'hôtel et autres restaurants. Il suffit pour cela de trouver un « partenaire d'échange » avec qui troquer sa maison, son appartement ou sa villa, le temps d'un week-end ou d'une semaine. Voire plus, si affinités.
« J'ai réussi à échanger un appartement à Lyon contre une grande maison en Vendée ! En bord de mer, avec tout le confort: l'endroit était idéal pour passer de bonnes vacances avec mes enfants », explique Anne Vaillat, 30 ans, qui trouve de nombreux avantages à ce concept. Villa avec piscine, maison de campagne, petit appartement au cour de la capitale... En théorie, tout est possible. En pratique, il faut réussir à dénicher l'oiseau rare prêt à faire l'échange, et là, ça se complique. Car pour échanger son bien, il faut d'abord le «vendre», c'est-à-dire mettre en avant ses qualités, ses aménagements ou sa proximité avec des lieux touristiques. Une fois l'accord passé, il faut encore pouvoir se mettre d'accord sur la date ! Anne Vaillat avoue que «Le seul point faible de ce système est de ne pas pouvoir partir sur un coup tête, car il faut trouver des personnes cherchant à partir au même moment ». Fêtes de fin d'année, vacances scolaires, week-end prolongé... Les envies des uns ne correspondent pas forcément aux attentes des autres, même s'il existe un compromis: l'échange de maison «en différé», plus facile à organiser lorsque les biens sont des résidences secondaires.
Les échanges peuvent bien sûr se faire en France (une Bretagne contre une Provence par exemple), ou avec l'étranger (France contre Angleterre, Espagne, Italie, Etats-Unis, voire même Australie!). Hélène Da Costa, la cinquantaine, en témoigne avec enthousiasme : «J'en suis à cinq échanges et je compte bientôt recommencer! J'ai eu la chance de troquer un petit appartement parisien contre des endroits plus grands, où j'ai pu emmener toute ma smala : Caen, Cherbourg mais aussi Londres, Amsterdam et Barcelone».
Les membres consultent les offres, sélectionnent celles qui correspondent à leurs attentes et contactent eux-mêmes les propriétaires. En gardant à l'esprit que multiplier les propositions augmente les chances de trouver son bonheur. Et pour peaufiner l'échange, le meilleur contact reste direct, par téléphone, e-mail, courrier, aussi bien pour convenir des dates que pour entretenir la relation ou échanger des photos. Apprendre à se connaître pour établir une relation basée sur la confiance, et pourquoi pas échanger des «bons tuyaux » : musées, monuments, restaurants ou balades à faire.
A quoi s'ajoute le confort d'un hébergement « qui possède une âme», selon Hélène Da Costa, à partir duquel visiter la région loin des sentiers battus, pour se fondre dans la "couleur locale".
VACANCES DE LUXE
Echanges de maisons de luxe
Vous possédez un appartement à Paris et rêvez de partir dans une villa à Los Angeles ? Les sites d'échange de maison sont faits pour vous. Quelques clics suffisent pour réserver des vacances très particulières.
Le principe est simple: pendant que vous vous prélassez sur les bords de la piscine d'une villa en Grèce, les propriétaires eux prennent possession de votre logement en France. Une idée originale qui séduit de plus en plus de voyageurs, y compris dans le secteur du haut de gamme. Las des chaînes hôtelières impersonnelles, les échangeurs décident de troquer leur maison pour partir en vacances autrement. L'avantage économique est idéniable mais ce n'est pas l'argument principal. Vivre dans la maison d'une autre famille induit un rapport plus authentique, plus sentimental avec le pays visité. L'occasion idéale de se débarrasser de ses oripeaux de touriste et d'en apprendre plus sur les mœurs du pays qu'avec n'importe quel guide de voyage.
Pratique :
Trocmaison , 9 ans d'existence, compte 20 000 membres. Il édite également depuis 2 ans un site spécifique d'échange de maisons de luxe.
COUP DE POUCE ( Canada)
Échanger notre maison: principes de base
Vivre quelques semaines à Manhattan, en Provence ou même en Nouvelle-Zélande à petit prix? C'est possible grâce à l'échange de maison, qui permet de troquer son chez-soi contre une maison, un appartement, un condo ou un chalet qui appartient à des gens qu'on ne connaît pas. «Ces séjours durent habituellement de deux à quatre semaines, mais ils peuvent être aussi courts qu'un week-end ou s'étendre sur plusieurs mois», explique Christelle Mistrot dit Pachet, chargée des relations avec la clientèle des pays francophones au réseau Trocmaison.
Les avantages et les inconvénients
«L'échange de maison est la solution idéale pour les familles nombreuses, notamment parce que c'est très économique», dit Christelle Mistrot dit Pachet, chargée des relations avec la clientèle de Trocmaison.com. En plus, voyager de cette façon revient à résider chez l'habitant. «On rencontre souvent les voisins. On mange avec eux et ils nous disent ce qui vaut la peine d'être vu ou, au contraire, quels attrape-touristes éviter», dit Nathalie Lauzon, une maman de deux enfants qui a échangé sa maison à Montréal une dizaine de fois depuis 2005. Cela lui a permis de découvrir New York, la France, la Louisiane et... le Québec!
Habiter dans une vraie maison, c'est aussi avoir accès à tout ce dont on pourrait avoir besoin, y compris certains articles pour les enfants qu'on hésite à transporter (parc, chaise haute) et, bonheur, de nouveaux jouets!
Les irritants sont mineurs: une propreté parfois douteuse dans la maison qu'on emprunte ou de petits objets qui ont été brisés dans la nôtre. Et il faut faire le ménage.
Pour trouver la maison qui nous convient
On adhère à une association d'échange, puis on «vend» notre maison aux autres membres: on met des photos (intérieur et extérieur) sur le site de l'association et on décrit notre résidence. On prend soin d'indiquer les activités et les endroits à visiter dans les environs, et on précise quand et où on aimerait partir. La meilleure façon de ne pas se retrouver le bec à l'eau est de s'y prendre au moins trois ou quatre mois d'avance. Cela dit, on a plus de chances de trouver «si on est proche des événements culturels et de beaux sites naturels et si on peut se baigner à proximité», dit Christelle Mistrot dit Pachet. Enfin, plus on est flexible pour notre destination vacances, plus on a de chances de trouver preneur. Si notre maison intéresse quelqu'un ou si on aperçoit une maison qui répond à nos critères, un premier contact est établi entre les deux propriétaires.
Avant de se décider, on obtient le maximum d'informations sur la résidence qui nous intéresse: sa distance du centre-ville ou des attractions touristiques, la présence d'une piscine, le nombre de chambres, etc. Laisser notre maison à un étranger nous rend nerveuse? «Il ne faut pas oublier que, pendant qu'il est chez nous, on est chez lui!» répond Mme Mistrot dit Pachet. Les vols entre échangeurs seraient très rares. Quand les deux parties sont intéressées, on rédige une entente afin d'éviter tout malentendu. Le contrat, signé par les deux familles, indique aussi ce qui est exigé ou défendu dans la maison de l'autre. «Il ne faut pas hésiter à être précise: par exemple, qu'on ne peut pas marcher sur le plancher de bois franc avec des souliers ou qu'il faut laver les draps et serviettes avant notre départ», conseille Nathalie Lauzon.
LE DROIT (Canada)
Avez-vous déjà pensé à échanger votre maison ou votre appartement avec un inconnu, afin de vous payer des vacances de rêve ?
Troquer votre bungalow de Gatineau contre un cottage de la campagne anglaise ?
C'est ce que suggère l'organisme Trocmaison (www.trocmaison.com), un site Internet mondial. Au coeur de ce phénomène, les sites HomeExchange en français, en anglais, en italien, en espagnol, en portugais, en néerlandais et en allemand forment ainsi le premier réseau mondial du genre.
Créé en 1997, le site a atteint 10 000 membres en 2006 et depuis ce temps, 10 000 autres personnes se sont jointes au groupe. L'an dernier, l'engouement pour ce site a augmenté de 88 %.
Grâce au bouche à oreille de toutes les familles qui ont vécu ce genre de vacances en réalisant une économie de 50 à 70 % sur leur budget, le troc de maisons est en passe de devenir un phénomène de masse.
Le principe est simple. Il s'agit de placer une annonce sur le site en décrivant les vacances que vous prévoyez faire et l'endroit que vous avez choisi. Par la suite, vous recevez différentes offres. Une fois le marché conclu, vous échangez votre foyer avec celui d'un autre membre.
Entre l'hôtel et une maison dans un quartier paisible ou un appartement en plein centre-ville, je crois que le choix est facile et l'expérience est plus qu'alléchante.
Selon les témoignages de certains membres qui ont vécu l'expérience, la préparation du voyage est tout aussi excitante alors qu'on prépare notre maison à recevoir des invités. Il y a aussi l'impression de vivre en bon voisinage et dans une communauté totalement inconnue.
La première fois que j'ai entendu parler de ce principe, ce fut au cinéma, dans un film mettant en vedette Cameron Diaz et Kate Winslet. Une Américaine et une Anglaise qui échangent leur maison, et, du même coup, leur vie...
Et la popularité de cette méthode de voyage est aussi prisée par les familles que par les couples. On peut y vivre un vrai dépaysement et vraiment à faible coût.
Loin de moi l'idée de vous vendre ce site. Je vous invite à aller y jeter un oeil. Je suis certain que, comme moi, vous serez séduits.
LA NOUVELLE DE SHERBROOKE (CANADA)
Troquer son condo pour un voyage
Tom et Monique Cameron ont tout du couple aventurier. Ils ont vu l’Afrique,puisqu’ils y ont vécu il y a quelques années. Ils ont traversé e Canada, les États-Unis aussi, à bord de leur motorisé. Leurs passeports ont été estampillés dans plusieurs coins de l’Europe.
Pourtant, à 67 ans, les amoureux sont loin de ralentir le rythme et continuent à rêver à de nouveaux horizons. Cet été, ils expérimenteront… le troc de maison.
Non, ils ne sont pas tombés sur la tête. Pas plus qu’ils ont envie de troquer le confort de leur condo de façon permanente. Mais pour explorer les Ardennes, pourquoi pas! «Nous lisons beaucoup, et il y a dix ans, nous avions trouvé un site internet qui s’appelait Home Exchange Web…» raconte Tom Cameron.
Le concept? Permettre à des touristes étrangers d’habiter votre demeure pendant que vous emménagez chez eux. «Ceux qui sont prêts à échanger leur maison avec d’autres voyageurs se décrivent, expliquent ce qu’ils font dans la vie et font une liste de leurs critères pour que l’échange ait lieu…» ajoute Tom.
«La plupart du temps, ce sont des personnes retraitées, des gens qui ont plus de 60 ans», complète Monique.
Si l’idée a plu au couple il y a dix ans, les Sherbrookois ne s’étaient pas risqués à un échange. Mais récemment, l’envie de retourner en France les a rattrapés. Ils se sont donc inscrits de nouveau, à www.trocmaison.com, cette fois.
Rapidement, les Cameron ont trouvé chaussure à leur pied. «Il ne faut pas attendre. Il faut faire des offres et voir qui nous répondra. J’ai fait des offres à Séoul, en Australie, et même à Reykjavik, en Islande. Finalement, nous irons à Charleville-Mézieu, une petite ville de 80 000 habitants près de Champagne», reprend M. Cameron.
À partir du 31 juillet, le couple occupera un appartement dans une maison centenaire de la France. Pendant ce temps, un jeune couple français s’installera dans leur condo avec vue sur le golf. Si Monique Cameron ne nourrit aucune inquiétude, son conjoint ne se montre pas particulièrement nerveux non plus. «Il y a toujours un petit risque, mais ils étaient prêts à nous donner des références. Nous signons aussi un contrat dans lequel il est indiqué que nous devons laisser l’endroit dans l’état où il était à notre arrivée… Je n’ai pas peur des surprises.»
Les voyageurs en profiteront également pour s’échanger leur voiture, en plus de préparer chacun de leur côté une liste des lieux, événements et restaurants à ne pas manquer.
Mais pourquoi troquer sa maison? «Je trouve que c’est une belle formule. Là-bas, nous aurons un endroit pour coucher et déjeuner, et ensuite, nous pourrons nous promener. En fait, nous n’aurons que les billets d’avion à payer…» rapporte Tom Cameron.
«On part sur un trip. C’est aussi une façon de rencontrer du nouveau monde et de se faire des amis. J’aime découvrir des choses que nous n’avons pas ici», ajoute sa conjointe.
Si l’expérience s’avère concluante, et les Cameron sont loin d’en douter, le couple espère explorer le monde pour encore quatre ou cinq ans, à raison de deux voyages par année. Ils pourront ainsi ajouter de nombreuses épingles sur la mappemonde qui recense tous les pays qu’ils ont visités à ce our. Et ils se laisseront porter là où leurs offres d’échange seront acceptées…
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